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Articles de la rédaction
bilingual CandidatesArticles :
- FamTour Promotion
- Une formation en entrepreneuriat dédiée aux femmes
- Les bilingues : mieux protégés contre Alzheimer
- Les fêtes apportent leurs opportunités d'emploi

- Entrepreneure en formation

- Les étudiants partagent leur passion du français

- De nouveaux services d’emploi pour les francophones de Toronto
- Pas d’augmentation du salaire minimum en 2011 en Ontario
- Le pouls de l’économie canadienne selon le secteur privé
- Évaluer le poids des langues dans la mondialisation
- La carte d’affaires, un outil essentiel pour la recherche d’emploi

Revue de presse
bilingual candidateLes meilleurs articles publiés dans la presse :
Revue de presse 26 janvier
Revue de presse 19 janvier
Revue de presse 12 janvier
Revue de presse 7 janvier
Revue de presse 3 janvier
Haute Technologie et emploi
Travail et Femmes Canada



De nouveaux services d’emploi pour les francophones de Toronto

Le centre francophone de Toronto et le Collège Boréal ont inauguré de nouveaux services d’emploi destinés à appuyer le développement de l’employabilité de la communauté francophone du grand Toronto.

Les nouveaux services d’emploi francophone sont proposés dans un centre d’emploi unique, situé en plein de cœur de Toronto, au 22 rue Collège. Ces services sont offerts conjointement par les deux organismes, le Centre francophone de Toronto et le Collège Boréal, qui sont ravis de cette entente qui leur permet d’offrir ce nouveau guichet unique pour les services d’emploi. La directrice générale du Centre francophone de Toronto, Lise Marie Baudry, précise les avantages d’une telle collaboration. « Nous sommes particulièrement heureux d’offrir une nouvelle plateforme d’employabilité destinée à la population francophone de Toronto. Grâce à notre connaissance approfondie de la communauté francophone torontoise et à l’expertise provinciale du collège Boréal en matière de formation et d’insertion professionnelle, nous sommes plus que jamais en mesure d’offrir des services de qualité à nos clients ». Pour sa part, la vice-présidente associée à l’enseignement du Collège Boréal pour le Centre-Sud-Ouest, Diane Dubois, rappelle l’un des atouts majeurs de ce nouveau partenariat : « Grâce à son travail de terrain auprès des employeurs et de par sa connaissance des secteurs en plein croissance, le Collège Boréal est en mesure d’appuyer le Centre francophone de Toronto dans le développement et l’enrichissement des nouveaux services d’emplois. Les francophones de Toronto ne peuvent que se réjouir de cette nouvelle alliance.»
Cette collaboration a été mise en place depuis le premier août ; après une première phase de bâtissage réussie, les deux organismes sont très fiers de procéder au lancement officiel. Les services pour les chercheurs d’emploi sont très complets. On y trouve des consultations personnalisées, des ateliers de recherche d’emploi, un programme de Deuxième carrière, du placement, etc. Les chercheurs d’emploi sont donc très bien pris en charge, mais les deux organismes souhaitent aussi renforcer les services envers les employeurs. Les prospecteurs d’emploi ont un rôle clef pour aider les employeurs qui sont à la recherche d’employés qualifiés bilingues : « Beaucoup d’employeurs viennent vers nous naturellement et nous sollicitent car ils ont du mal à trouver des profils bilingues ». Avec l’aide de ces deux équipes dynamiques et qualifiées, les chercheurs d’emploi francophones sont entre de bonnes mains !
Les heures d’ouverture de ce nouveau centre d’emploi sont de 9h à 17h du lundi au vendredi. Certains ont déjà eu la chance de bénéficier de ces nouveaux services. Deux chercheuses d’emploi sont venues témoigner de leur expérience avec les nouveaux services d’emploi. Carine, nouvellement arrivée, recherche un emploi depuis trois semaines et a participé à de nombreux ateliers. Ce qu’elle a le plus apprécié : « c’est le côté humain que ces formations donnent de la recherche d’emploi ». Elle a reçu gratuitement des formations sur les thématiques suivantes : comment passer des entretiens, comment écrire des lettres de motivation, etc. Pour sa part, Soumaya a dû refaire son CV à partir de zéro car les règles entre le Canada et son pays d’origine ne sont pas les mêmes. « On y met la photo, la nationalité et l’âge, il a fallu tout refaire ! ». Elle a beaucoup apprécié l’aide apportée par les services à l’emploi, particulièrement l’aide personnalisée des conseillers. « Je suis confiante et prête à faire des entretiens. J’espère trouver du travail dans mon domaine rapidement ». C’est tout ce qu’on lui souhaite, ainsi qu’à tous les chercheurs d’emploi francophones qui ne devront pas hésiter à utiliser ces nouveaux services d’emploi parfaitement adaptés à leurs besoins.





Pas d’augmentation du salaire minimum en 2011 en Ontario


Le gouvernement de l’Ontario a annoncé que le taux du salaire minimum en Ontario demeurera à 10,25 $ de l'heure pour 2011. Il s'agit du salaire minimum provincial le plus élevé au Canada. Le plus bas est de 8$ en Colombie Britannique. Au cours des sept dernières années, le salaire minimum en Ontario a augmenté de 50 pour 100 avec les augmentations annuelles. Ces augmentations ont pris une avance considérable sur l'inflation pour en partie combler un gel du salaire minimum de neuf ans, soit de 1995 à 2004. Le gouvernement McGuinty a récemment offert une gamme étendue de soutiens et d'allégements fiscaux aux familles ontariennes, dont des réductions d'impôt, une formation pour une deuxième carrière, la Prestation ontarienne pour enfants et la Prestation ontarienne pour l'énergie propre - une réduction de 10 pour 100 sur les comptes d'électricité. « Les familles ontariennes méritent un salaire équitable et nos entreprises ont besoin de stabilité et de certitude. Nous avons trouvé le juste milieu en offrant un salaire minimum équitable, une aide pour les travailleurs qui ont besoin d'une formation pour trouver un emploi, des allègements fiscaux pour les familles, ainsi qu'une réduction de 10 pour 100 sur leurs comptes d'électricité. » –Charles Sousa, ministre du Travail. À l'automne 2011, le gouvernement nommera un comité représentant les entreprises et les travailleurs pour lui fournir des conseils sur le salaire minimum avant le budget de 2012.
Plus d’informations : http://www.labour.gov.on.ca/








Le pouls de l’économie canadienne selon le secteur privé

par Henji Milius

D’après la revue financière publiée par le ministère des finances, le pouls économique canadien recommence à battre, mais tranquillement.

L’enquête effectuée par ce ministère a principalement tenu compte des prévisions données par le secteur privé en décembre 2010. Grâce à ce secteur, le gouvernement utilise les prévisions pour définir les mesures économiques à prendre pour bien planifier le budget annuel et la mise à jour qui s’effectue à chaque automne.

En somme, 15 prévisionnistes ont fournis leurs commentaires et leurs points de vues sur l’économie actuelle. Ces organisations et compagnies sont: "la Bank of America Merrill Lynch, la Banque Royale du Canada, la Banque Scotia, BMO Marchés des capitaux, la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Conference Board du Canada, Desjardins, la Deutsche Bank (Canada), la Financière Banque Nationale, le Groupe Financier Banque TD, IHS Global Insight, Marchés mondiaux CIBC, UBS Valeurs mobilières Canada, l’Université de Toronto (programme d’analyse politique et économique) et Valeurs mobilières Banque Laurentienne.”

En général, les perspectives qui ont été obtenues en décembre 2010 n’ont pas tellement changées par rapport à l’enquête de septembre. L’enquête a relevé que la moyenne des prévisions économiques du secteur privé de 2010 à 2015 s’élèvera légèrement.

Les prévisions faites de septembre à décembre 2010 sur l’inflation du PIB, le taux des obligations du gouvernement à 10 ans, et la croissance du PIB réel aux États-Unis augmenteront de 0,1 %. Le taux de change augmentera de 0,2 %.

Il est clair que le gouvernement fédéral - qui fait partie d’un des trois niveaux de l’administration publique - fait appel aux secteurs du domaine économique et financier pour prendre les meilleurs décisions possibles afin de grandir et d’étendre l’économie canadienne.

Cependant, le ministère des finances a omis la participation du niveau provincial et territorial, et local. Il n’est pas mentionné une fois dans cette revue que le ministère de finances ait demandé l’opinion des personnes et des organisations qui constituent ces deux derniers niveaux.

Si le Système de comptabilité nationale du Canada mesure les activités liées à la production et la vente de biens et de services sur les marchés financiers, aux transactions financières qui les traitent et aux situations financières qui en découlent, pourquoi ce ministère n’a pas mis toutes ces informations dans la revue de décembre dernier?

La réponse est à la fois simple et complexe. En séparant ces deux secteurs, le gouvernement peut mieux comprendre comment chaque secteur fonctionne seule et transforme l’économie. L’étude et la révisions de ces deux secteurs permettent à ce qu’il y ait moins de confusion en terme d’évaluation bureaucratique. Et finalement, le secteur public contient plus de gens que les 15 prévisionnistes qui peuvent, de façon plus rapide, intervenir auprès du gouvernement que les questionnaires, le recensement, et la participation obligatoire de plus de milliers de Canadiens.

Cette enquête sur l’économie canadienne nous montre que le pouls de l’économie canadienne ce mesure avec précaution et tact au détriment d’une population qui pourrait contribuer également à cette revue.










Évaluer le poids des langues dans la mondialisation

Dans une ambiance studieuse et une salle bondée, le Professeur Louis-Jean Calvet présente son baromètre des langues à l'Alliance Française de Toronto.

Dans le cadre de sa tournée Nord Américaine, le Professeur Louis-Jean Calvet fait découvrir son nouvel outil, le baromètre des langues, qui a pour but de définir le poids relatif des langues en fonction de différents facteurs. Quelles sont les langues dominantes dans le monde actuellement? Comment définir si une langue est plus importante qu’une autre? Ce baromètre va donner à chacun sa réponse en fonction de nombreux critères qu'on peut pondérer à sa convenance. Cet auteur de nombreux livres à succès (L'écologie des langues mondiale, La guerre des langues, L'histoire des mots…) et contributeur du « Français dans le monde », a consacré beaucoup d'ouvrages à la question linguistique dans le Maghreb, et vient de prendre sa retraite à Aix-en-Provence, après avoir enseigné notamment à la Sorbonne à Paris.
La répartition des langues dans le monde n’est pas forcément comme on l’imagine, par exemple 0,2 % des langues du monde sont parlées par 44% des locuteurs. Le monde comporte 7000 langues inégalement réparties sur la surface du globe : on parle seulement 3% des langues du monde en Europe. La Papouasie, la Nouvelle-Guinée et l’Afrique sont des réservoirs énormes de langues.
Pour ordonner un peu ce grand désordre babélien, le chercheur présente un modèle gravitationnel. On y trouve une langue hyper centrale qu’est l’anglais, autour de laquelle vont graviter de langues super centrales : le français, l’espagnol, l’hindi, le chinois. Puis viennent les langues centrales et périphériques. Les bilingues sont les liens entre les langues. Ce modèle est très puissant car il a une valeur prédictive. On a toute les chances d’apprendre une langue qui est au-dessus de celle qu'on connaît déjà dans cette « hiérarchie » définie par Louis-Jean Calvet. Un Berbère aurait plus tendance à apprendre l’arabe, et un francophone l’anglais. Les zones d’influences des langues dépendent bien sûr des zones géographiques mais aussi de l’époque. Le temps où Gargantua conseillait à son fils d’apprendre le grec et le latin est bien lointain. Une enquête dans six universités brésiliennes demandait aux étudiants : « Quelles langues souhaiteriez-vous apprendre ? », elle a donné les résultats suivant : 82% citent l'anglais, 30% citent l'espagnol, 25% citent le français. La place importante du français dans cette zone hors de son influence est intéressante et surprenante. Mais alors comment mesurer l’importance relative des langues? Une réponse facile, quand on pose cette question, est de compter le nombre de locuteurs. Mais ce n’est pas une science exacte, car les mesures sont différentes selon les sources. Que veut dire parler une langue ? Compte-t-on seulement les locuteurs langue première ou aussi les locuteurs langue seconde?
Avec son approche multifactorielle, le baromètre des langues prend en compte un certains nombre de facteurs dont les sources sont vérifiables et fiables. Certains d'entre eux sont parfois surprenants ! On prend en compte le nombre de locuteurs, le nombre de pays où c’est une langue officielle, le nombre d’articles dans Wikipédia dans la langue en question, le prix Nobel de littérature dans cette langue, l’entropie de la langue, le taux de fécondité, l’indice de développement humain, la pénétration sur internet, le nombre de traductions en langue cible, le nombre de traductions en langue source. Accueilli en en 6 langues par le portail Portalingua.info, le baromètre vous permet de choisir la pondération de chaque facteur. Il prend en compte les 137 langues de plus de 5 millions de locuteurs. La même valeur (1) est accordée par défaut à chacun des dix facteurs. En déplaçant les curseurs, chacun pourra pondérer le coefficient des différents facteurs en fonction de l'importance qu'il souhaite leur accorder. Si vous mettez tous les facteurs à égalité, voici le palmarès gagnant : anglais, français, espagnol... Il s’agit d’un instrument d'observation des langues. On pourra y voir le classement des années précédentes et observer sur quels facteurs les langues se sont transformées. Cet outil pourra être une aide à la décision en matière de politique linguistique. Comment améliorer le comportement de la langue? Faut-il accroître la présence de la langue sur internet ? Une langue peut être poussée par des décisions gouvernementales, par la traduction systématique dans les deux langues, par exemple. Elles peuvent aussi être soutenues par des militants qui font par exemple des contributions volontaires en une langue dans Wikipédia. Le baromètre pourra être utilisé pour des études commerciales. En quelles langues dois-je développer mon logiciel pour qu’il soit acheté? En quelle langue dois-je lancer ma radio internationale? Décliné de façon régionale, ce baromètre permettra de définir des zones d’influence.
Pour le chercheur, chercher à éviter la mort de certaines langues c’est comme dire « halte à la chute des feuilles en automne » « les langues ne sont ni des bébés phoques, ni des baleines, les langues sont au service des êtres humains » et des groupes humains qui veulent les défendre.
Si des langues meurent, d’autres sont créées : pour des raisons politiques comme par la séparation entre deux langues au Pakistan et en Inde, entre le serbe et le croate qui ont choisi des alphabets différents. Ils finiront par ne plus se comprendre ! Des évolutions sont à prévoir en particulier en fonction des séparations géographiques : l’anglais du Nigeria, le français plus globalement en Afrique. Des contacts important dans les pays du sud et les pays du nord francophones sont en mesure de minimiser cet effet. Allons-nous assister à naissance d'une nouvelle langue qui tiendrait du français ce que le français tiendrait du latin ? Soulignée par l’assemblée, le rôle de l’Académie Française ne semble pas être assez efficace sans possibilité d'intervention efficace et rapide sur la langue. Avec les Alliances Françaises pour le français, les centres Confucius pour le chinois, les Instits Goethe pour l’allemand, les langues cherchent toujours à accroître leur cercle d’influence par le biais d’Institut de diffusion de la langue par exemple, mais c’est la situation socioéconomique qui est prépondérante dans la plupart des cas. « Toutes les langues sont égales, mais il y en a de plus égales que d’autres ! » conclut le professeur Louis-Jean Calvet.
En chiffre :
Le français est 15e en nombre de locuteurs et l’anglais 3e. Il y a en moyenne 35 langues par pays.






La carte d’affaires, un outil essentiel pour la recherche d’emploi


En période de recherche d’emploi, la carte d’affaires, encore appelée carte de visite, est un de vos outils clefs. Vous devez toujours l’avoir à portée de main. Quel meilleur moyen de laisser un souvenir concret de vous à vos interlocuteurs ? Quel meilleur moyen d’obtenir les cartes de visites des personnes qui peuvent vous aider à trouver emploi que de proposer la sienne ? Ces cartes permettent à des relations potentiellement utiles de se souvenir de vous, notamment de vos compétences, de vos objectifs et de vos qualifications, et d’utiliser ce moyen pour prendre contact avec vous ultérieurement. Au Canada, où le réseau sera votre meilleur atout pour trouver votre prochain poste, la carte de visite est un laissez-passer obligatoire. Aux chercheurs d’emploi qui n’ont pas de carte de visite et qui doutent de son utilité, rappelez-vous la dernière situation où vous avez souhaité laisser vos coordonnées à quelqu’un. Peut-être vous-êtes vous trouvé dans la même situation qu’Anne qui a lancé une discussion dans les vestiaires de son club de gym avec inconnue. Après quelques phrases échangées, Anne mentionne rapidement qu’elle est en recherche d’emploi actuellement. Son interlocutrice travaillant dans le recrutement, propose à Anne qu’elle lui envoie son CV. Enchantée, Anne lui suggère donc d’inscrire son adresse courriel sur un bout de papier qu’elle a rapidement trouvé au fond de son sac de gym. De retour, à la maison elle s’empresse d’envoyer ce courriel qui pourra peut-être changer sa vie professionnelle, mais le courriel s’avère indéchiffrable. Anne n’arrivera pas à joindre son interlocutrice. Si Anne s’était munie de ses cartes de visite pour aller à la gym en les glissant dans son sac, elle aurait simplement pu donner sa carte ce qui aurait prouvé son professionnalisme et sa détermination, mais aurait aussi permis à son contact de la joindre. Quand vous êtes en recherche, les possibilités d’emploi se présentent lorsqu’on s’y attend le moins. Ayez donc vos cartes en permanence sur vous, à l’épicerie, dans le bus, à la bibliothèque, etc. Essayez de ne jamais être pris au dépourvu. Si vous avez eu une conversation intéressante avec quelqu’un, si vous avez éveillé l’intérêt de votre interlocuteur, demandez la carte d’affaires à la fin de la conversation en offrant la vôtre, si votre interlocuteur vous précède et vous demande la vôtre en premier, assurez-vous de lui demander aussitôt la sienne.
Comment faire ma carte d’affaires ?
Les cartes de visite peuvent servir de cartes avec vos coordonnées simplement ou de Curriculum Vitae condensé. Classiquement de petite taille de 85mm × 55mm, on peut les trouver sous plusieurs formats selon les informations qu’on souhaite y faire figurer. Généralement, la carte présente les coordonnées personnelles du détenteur : nom, prénom, numéro de téléphone, adresse postale et électronique. À l’heure actuelle, on y ajoutera votre profil LinkedIn, indispensable, et votre compte Twitter, pour les utilisateurs acharnés, parfois votre identifiant Skype, selon les sphères d’activités. Il y a deux écoles quant aux informations à faire figurer sur une carte de visite. Si votre recherche d’emploi est très large et que vous ne ciblez pas de poste en particulier, votre carte de visite peut juste contenir les informations citées ci-dessus, qui sont simplement des moyens de vous contacter. Si vous êtes dans le cadre d’une recherche d’emploi ciblée, ce qui est plus souhaitable car plus efficace, faites figurer l’intitulé de poste en-dessous de votre nom et des informations sur votre cursus professionnel. Vous pouvez lister vos compétences principales, ou vos domaines d’activité, ainsi que le poste que vous recherchez. N’hésitez pas à être créatif. Cependant, souvenez-vous que les mots que vous placez sur votre carte sont ceux dont votre interlocuteur va se souvenir à propos de vous. Listez y vos talents, mettez l’emphase sur votre objectif !
Pour leur forme, les cartes de visite sont généralement rectangulaires et en papier fort (kraft, bristol, carton…). La carte de visite fait partie de votre « marque personnelle » qui est l’image de vous que vous vendez à vos employeurs potentiels. La qualité est donc primordiale. Si vous vous en sentez capable, innovez, vous pouvez utiliser une forme atypique ou un pelliculage particulier par exemple. Vous pourrez ainsi renforcer le concept de votre marque personnelle. Mais souvenez-vous que la fonction d’échange et de conservation de vos coordonnées est primordiale. Les formes trop excentriques qui ne se glissent pas dans le portefeuille risquent de voir votre carte de visite vite abandonnée par son nouveau propriétaire. Le look oui, mais l’utilité avant tout.
Vous avez une marge de manœuvre énorme en ce qui concerne le design de la carte lui-même. Une approche raisonnable est de faire correspondre la mise en page de la carte à la mise en page de votre CV. Preuve de constance, cette approche est intéressante et ne manquera pas d’être remarquée par les employeurs qui recevront votre CV par la suite. Pour le design, n’hésitez pas à demander l’aider de vos amis les plus créatifs et à le faire valider par votre entourage qui sera de bon conseil pour vous dire si la carte atteint l’objectif recherché. Souvenez-vous que vos cartes d’affaires doivent donner une image professionnelle de vous, tout en étant remarquée par ceux qui la reçoivent.
Pour l’impression, il est important de choisir une impression de qualité. Dommage de passer tant d’heures à définir le contenu et la forme d’une carte pour qu’elle soit finalement illisible à cause d’une impression de mauvaise qualité. Même si la solution du logiciel maison pour les produire vous-même semble séduisante et moins onéreuse, elle est à utiliser avec précaution car le rendu doit être impeccable. Pourquoi ne pas utiliser les services d’un imprimeur ? On en trouve en ligne qui pratiquent des prix très abordables et même « gratuit » (visiter le site de Vistaprint par exemple). Comme peu de cartes de visite sont réellement originales, vous faire remarquer ne sera pas difficile et très payant. Son objectif final est que l’on se souvienne de vous.
Que faire de mes cartes d’affaires ?
Imprimez-les en grande quantité si vos coordonnées ou vos objectifs ne sont pas susceptible de changer. On a tendance à donner plus facilement ses cartes lorsqu’on sait qu’il en reste 250 à la maison, le but étant bien de les diffuser le plus largement possible. Vous pourriez distribuer vos cartes de visites aux personnes dont vous donnez le nom en référence pour les aider à parler de vous, à vos amis et aux membres de votre famille pour qu’ils aient une idée exacte de ce que vous faites et de ce que vous cherchez, aux personnes que vous rencontrez en faisant du réseautage lors de réunions, de soirées, ou à tout endroit où il semble déplacé de présenter un C.V
Faire un bon usage des cartes d’affaires
Conservez les cartes que vous avez durement acquises comme un trésor. Rien n’est plus rageant qu’une carte importante perdue et impossible à retrouver lorsqu’on en a vraiment besoin. L’idéal serait d’avoir un range-cartes, mais une boîte quelconque est bien suffisante.
Traitez la carte de l’autre personne avec respect ; la retourner pour écrire à l'endos est considéré comme impoli. Lorsqu’on souhaite le transmettre, ajouter un numéro de téléphone personnel sur une carte d’entreprise peut être utile.

Les cartes d’affaires nouvelle génération

La plupart des téléphones mobiles et des assistants personnels sont capables de transmettre, par infrarouge ou Bluetooth, ou à défaut par SMS, une carte de visite électronique, qui s'ajoute automatiquement dans le carnet d'adresses du receveur. VCard est un format dématérialisé de carte de visite, utilisé dans le courrier électronique. Malgré toutes ces innovations, rien ne remplace une bonne édition papier, qui est encore la norme dans nos sociétés.

Sachez qu’une bonne carte d’affaires entre de bonnes mains peut être transmise à la bonne personne lorsqu’elle aura besoin d’un profil comme le vôtre. Bien que les cartes ne fassent pas de miracles, elles peuvent raccourcir le cycle de votre recherche d'emploi de façon spectaculaire, pour peu qu’elles soient bien distribuées.












La question de la langue dans les relations entre école et marché du travail

Dans une conférence organisée par le CREFO le mercredi 26 janvier à Toronto, les conférenciers Dr. Philippe Hambye et Dr. Jean-Louis Siroux évoquent la question de la langue dans les relations entre école et marché du travail.

Les compétences linguistiques constituent un atout majeur dans le monde du travail. Les bilingues s'y trouvent avantagés. Quel doit être l'impact de ce constat sur l'enseignement ? L’enseignement du français en Ontario doit-il être motivé par l’envie de transmettre la culture francophone ou par le besoin de disposer de profils bilingues ? Les deux approches sont-elles contradictoires ? Ce sont quelques-unes des nombreuses questions qu’éveille la conférence des deux chercheurs, Dr. Philippe Hambye et Dr. Jean-Louis Siroux, issus de l'Université catholique de Louvain dans cet autre pays multilingue qu'est la Belgique. Ils soulignent les changements radicaux apparus dans notre façon de percevoir la langue dans l’enseignement. La configuration des relations entre l'école et le marché du travail a changé. Les besoins du monde du travail influencent les enseignements et ce qu'on cherche à transmettre aux élèves.

Professeur de sociolinguistique, Philippe Hambye mène des recherches sur la situation du français dans l’espace francophone, sur les enjeux de la langue en milieu scolaire et professionnel, et sur les politiques linguistiques. Il nous présente deux conceptions de l’enseignement qui s’affrontent présentement. La première, « paradigme de l’institution », définit l’école comme un lieu de formation des individus inscrits dans une communauté particulière, avec ses valeurs, ses normes, sa langue, sa culture. La deuxième, « paradigme de la reproduction scolaire », tente de répondre aux besoins du marché du travail et de créer des individus directement employables. Cela suppose une articulation beaucoup plus stricte entre les logiques professionnelles et scolaires. Le « paradigme de l’institution » a longtemps dominé le monde éducatif. Il forme des citoyens avec un objectif de socialisation fort et la capacité de reproduire une communauté. Dans le « paradigme de la reproduction scolaire », l’insertion sociale n’est plus une finalité en tant que telle, mais on donne aux élèves les compétences nécessaires pour réaliser leur projet professionnel. Cette deuxième approche a le vent en poupe. On transmet des compétences de base utiles à tous les individus, en éludant la dimension culturelle. Transversale, l’évaluation est de moins en moins basée sur la créativité ou le style. On crée des travailleurs mobiles, dotés de compétences techniques, comme une « boîte à outil » qu’ils pourront utiliser d’une entreprise à l’autre. Dans ce modèle, on s’adapte et on apprend tout au long de la vie. Chacun a la responsabilité de renouveler continuellement son capital humain. Dans une économie tertiaire et axée principalement sur les services, la question de la langue se trouve au cœur de cette tension : la langue fait partie de la culture au sens large que l’école est censée transmettre aux élèves, mais les compétences linguistiques constituent aussi des enjeux importants dans le milieu du travail, où tant le bilinguisme que la capacité à «communiquer efficacement» sont des objets très prisés.

Jean-Louis Siroux, sociologue, nous illustre ces deux approches par deux exemples représentatifs. Le premier se déroule dans une université élitiste et le second dans un établissement professionnalisant, toujours en Belgique. D'un côté, les étudiants universitaires s'affrontent dans un concours d’éloquence organisé, en grande pompe et selon le protocole, par les pontes de l’université. De l'autre, les étudiants assistants administratifs sont entraînés à de petits jeux de rôle où ils doivent reproduire des situations communes du monde du travail : un client arrive à la réception par exemple. Dans le premier cas, on transmet la culture, l’éloquence, la capacité de parler en public et d’affirmer ses idées, et dans le deuxième, sous couvert de transmettre des compétences techniques directement applicables, on apprend la retenue, l’effacement et l’obéissance. Le savoir-être transmis lors de concours d’éloquence est un marqueur social d'appartenance à une élite, participant à sa reproduction et s'affirmant en tant que tel. La négation de la dimension culturelle dans les enseignements de type professionnel est une erreur, selon le conférencier. Ce type de transmission est tout sauf neutre.

Un autre exemple est l’exercice, bien connu par les chercheurs d’emploi, de la rédaction d'une lettre de motivation. Elle est un révélateur du type d’éducation du candidat. Il y démontre une habileté à intégrer les codes sociaux que sont les formules de politesse, le type de langage, etc. Ce test de passage démontre l’appartenance à un groupe qui connaît ces normes ou à un second groupe qui a intégré ces normes pour correspondre aux besoins du monde de l’emploi. Exercice difficile, il n’en est pas moins un test efficace de la compétence du candidat à rédiger des documents, dans un cadre professionnel.
À partir de ces recherches menées sur le terrain de la Belgique, les chercheurs soulignent les défis qu’elles posent pour les communautés linguistiques minoritaires. En toile de fond de la conférence se dessine la complexité politique pour la minorité franco-ontarienne. Face aux attaques constantes soulignées par l’assemblée, le système d’éducation en langue française doit se démarquer aux yeux du grand public. Il doit légitimer son existence face au système d’immersion. Mais doit-il le faire en mettant en avant la culture qu’il transmet ou en soulignant l’atout considérable que sera le bilinguisme pour les jeunes qui suivront ses programmes ? La communauté francophone cherche à transmettre sa culture et ses valeurs et ne se reconnaît pas dans une vision strictement utilitariste des langues. Les enseignements ne peuvent pas être définis en fonction des besoins du monde de l’emploi. On ne forme pas des bilingues pour en faire des experts en centres d’appels, malgré une demande constante. De leur côté, les élèves semblent connaître la valeur de leurs compétences linguistiques, ils savent qu’ils utiliseront leur bilinguisme pour trouver un meilleur emploi. Les bilingues semblent avoir de beaux jours devant eux car, d’après les deux chercheurs, « tant que les gens désireront être servis dans leur langue, les profils bilingues continueront à être recherchés ».






Revue de presse du 19 au 26 janvier

Français

English
- Peterborough Leading-Edge Company To Expand from Government of Ontario News by Ministry of Economic Development and Trade







Revue de presse du 12 au 19 janvier

Français
- Ottawa facilite la vie aux travailleurs temporaires haïtiens de Radio-Canada. Ottawa a décidé de faciliter la vie aux Haïtiens arrivés au pays dans la foulée du séisme du 12 janvier 2010.
- Les étudiants de Kingston se préparent pour les emplois dans le domaine de l'énergie verte de Nouvelles - Gouvernement de l'Ontariopar le ministère de l'Énergie. Les étudiants du Collège Saint-Laurent de Kingston suivent une formation les préparant à des carrières dans l'énergie propre grâce au tout nouveau centre de formation sur les éoliennes et formations connexes.
- L'expansion de Desire2Learn crée de bons emplois dans la région de Waterloo de Nouvelles - Gouvernement de l'Ontario du ministère du Développement économique et du Commerce. L'Ontario aide une entreprise basée à Kitchener à lancer de nouveaux produits d'apprentissage électronique, tout en créant 21 nouveaux bons emplois et maintenant 33 emplois existants.
- L'investissement canadien à l'étranger a des retombées positives à l'intérieur de nos frontières de Conference Board du Canada. Les entreprises canadiennes qui investissent dans d'autres régions du monde sont souvent perçues comme agissant pour leur propre compte, et non dans l'intérêt du Canada.

English
- Innovation At Ciena Creating Good Jobs from Government of Ontario News by Ministry of Economic Development and Trade. Ontario is supporting Ciena Canada Inc., a telecommunications equipment company, to develop new technology, creating 353 new, good jobs and supporting 967 existing jobs.
- Sudbury Airport Expands Commercial Land from Government of Ontario News by Ministry of Northern Development, Mines and Forestry. Expanding infrastructure at the Greater Sudbury Airport will help attract new businesses and jobs to the area.
- How can business students land the job they want?from The Globe and Mail. Business career experts take readers' questions.
- Obama targets rules that hurt job growth from The Globe and Mail. Orders federal agencies to review regulations and look for unreasonable ones that hurt economic growth.
- Unemployment forecast to remain high from The Globe and Mail by MICHAEL BABAD. Public sector could lose jobs, economists warn.
- Number of university applications and applicants continue to grow across Ontario from Council of Ontario Universities. Growing demand for admission confirms value that universities provide to student lives.





Revue de presse 12 janvier

Avec des chiffres de l’emploi encourageants pour l’économie (Job numbers encouraging sign for economy: Harper), et une situation qui se stabilise en Ontario (Ontario regains lost jobs), découvrez à quoi le marché du travail ressemble en cette période de reprise (What Canada’s job market looks like). Toujours optimiste dans le domaine de l’emploi le gouvernement McGuinty se réjouit car l'économie de l'Ontario devient de plus en plus forte et crée des emplois, alors qu’il se concentre sur l’élargissement du secteur touristique du Nord-Est de l'Ontario.

Côté carrière découvrez un article qui nous vient des États-Unis sur les 10 pires emplois du monde (The 10 Worst Jobs In The World) et soyez vigilant aux huit signes qui devraient vous inciter à changer d’emploi (Eight signs you should look for a new job).






Revue de presse - 7 janvier 2011

Intéressante semaine pour l'emploi, avec la publication du rapport de Statistique Canada sur l'emploi en décembre (Enquête sur la population active). Des chiffres rassurants puisque l'emploi a légèrement progressé pour le deuxième mois consécutif en décembre, en hausse de 22 000. Le taux de chômage s'est maintenu à 7,6 %. Ces bonnes nouvelles ont été reprises par leStar (Canada’s unemployment picture shows promising signs) et Radio Canada qui souligne la création de 22 000 emplois. Découvrez les analyses du Globe and Mail sur les statistiques de l'emploi. (Analyzing Canada's jobs numbers et Job gains raise expectations) et la carte interactive du taux de chômage.


En Ontario les chiffre mettent en évidence une légère diminution du taux de chômage (Radio Canada). On notera la création de 400 emplois chez Honda.

Aux États-Unis, le taux de chômage est à son plus bas en 19 mois(Radio Canada), l'emploi semble redémarrer aux États-Unis (les Affaires).

Le gouvernement du Canada lui aussi travaille à rétablir l'emploi avec la création de milliers d’emplois pour les jeunes Canadiens et la protection des emplois grâce à un investissement dans les énergies propres du secteur forestier canadien.





Atelier recherche d'emploi en français à Toronto

Le centre francophone de Toronto propose des ateliers de recherche d'emploi du 11 au 13 janvier 2011.






Revue de presse - 3 janvier 2011

L’année 2010 se termine et laisse entrevoir des évolutions très positives pour l’emploi en 2011.

2010 a prouvé la résistance du Canada à la crise

Malgré la morosité du monde de l’emploi, dans son retour sur les réalisations du gouvernement en 2010, notre premier ministre est très satisfait de l’année écoulée « L’année 2010 a été exceptionnelle pour le Canada. Notre première priorité a été et continue d’être l’économie, la protection de l’emploi ainsi que la stabilité économique et la sécurité financière pour les Canadiens ». Pendant 2010, le gouvernement aura notamment soutenu les travailleurs autonomes en leur donnant accès à certaines prestations d'assurance-emploi.Les partenariats entre le gouvernement McGuinty avec plus de 60 entreprises se seraient soldés par la création ou le maintien de 9 000 bons emplois pour les familles de l'Ontario en 2010. La ministre du travail du Canada s’est réuni mi-décembre avec ses homologues des Amériques pour discuter des enjeux internationaux dans le domaine du travail. Le gouvernement du Canada cherche à aider les professionnels de la santé formés à l'étranger à intégrer la population active en améliorant l’évaluation et la reconnaissance de ces titres de compétences dans le secteur de la santé. En Ontario, plus de 700 travaux d'infrastructure ont a créé des emplois et une nouvelle usine d’éolienne a créé 700 emplois a Windsor.

2011 s’annonce créateur d’emploi

La stimulation l’emploi passera par de nouveaux allègements fiscaux qui entreront en vigueur en 2011. La réduction, de 18 % à 16,5 %, du taux général fédéral d’imposition du revenu des sociétés pourra aider à favoriser les nouveaux investissements des entreprises, ce qui pourrait aider à développer l’emploi. L'Ontario considère que cela sera déterminant pour attirer des emplois de haute technologie dans le secteur des médias numériques

Les créations d’emploi devraient s’accentuer dès débaut 2011. D’après le Globe and Mail, 2011 s’annonce plein d’espoir et de créations d’emploi (Job outlook brightens for 2011). Une croissance stable de l'emploi est prévue au Canada pour la nouvelle année, selon les prévisions d'emploi pour 2011 de CareerBuilder. Stabilisation aussi du coté de Windsor d’après le Windsor Star.

Ontario remaniement des postes clefs pour l’emploi

En Ontario de nombreuse modification ont eu lieu en fin d’année dans la province : découvrez la déclaration du ministre du Travail de l'Ontario, Charles Sousa et le nouveau directeur général de la prévention chargé de la sécurité au travailet la nomination du nouveau président de la Commission des relations de travail de l'Ontario

Emplois infos

Découvrez la publication du Star pour la liste des meilleurs employeurs du Grand Toronto. Les payes des dirigeants n’auraiet pas été impactées par la crise, d’après le Centre Canadien de Politiques Alternatives (Canada's best-paid CEOs 'recession-proof'). En termes de recherche d’emploi, le Globe and Mail insiste sur l’importance du réseau. Entrepreneurs, consultez l’InfoCentre Entreprises Canada qui peut aider votre entreprise en l'Ontario. Découvrez le bulletin de Statistique Canada pour octobre 2010 sur l’« Emploi, rémunération et heures de travail ».







FamTour Promotion, une création d'entreprise rapide et réussie!


En avril 2010, Fayza Abdallaoui fonde son entreprise « FamTour Promotion ». Cette entrepreneure de 33 ans, qui est aussi mère de famille, a accepté de partager son expérience.

Jobs et Carrières Infos : Quand avez-vous décidé de vous lancer dans la création d'une entreprise?
Fayza Abdallaoui : C'est un objectif que j'ai commencé à mûrir bien avant mon arrivée au Canada, alors que j'étais encore en France. Ça a toujours fait partie intégrante de mes objectifs de carrière à moyen terme. Avec plus de 10 ans d'expérience dans mon métier, j'avais envie de créer mon entreprise dans le domaine du tourisme. Comme les États-Unis, le Canada encourage énormément la création d’entreprise. Mon arrivée au Canada a donc été le moment idéal pour concrétiser mon projet.

J&C Infos : Quelles ont été les grandes étapes de votre création d'entreprise?
F. A. : Tout d'abord, j'ai cherché à comprendre le fonctionnement : quelles sont les démarches administratives, à quelles structures dois-je m'adresser, quels sont les fonds existants, quel suivi sera requis au niveau comptable... J'ai pu acquérir ces compétences grâce à la formation sur l'entrepreneuriat que j'ai suivie en février chez Oasis. Comme le Canada favorise la création d'entreprise, j'ai pu trouver toutes les informations nécessaires en ligne. J'ai rempli un formulaire sur Internet, puis j'ai imprimé le document de création de mon entreprise. Cela m'a pris, en tout et pour tout, une heure! J'ai aussi protégé le nom de mon entreprise dans tout le Canada et ai opté pour le statut de travailleur autonome.

J&C Infos : En quoi votre participation à l'atelier Entrepreneuriat d'Oasis vous a aidé dans votre projet?
F. A. : Les informations sont naturellement venues à moi dans une ambiance exceptionnelle. Voir autant de femmes ayant toutes envie de créer une entreprise dans des domaines complètement différents est très motivant! J'ai aussi beaucoup appris sur des aspects pratiques tels que les terminologies précises, les attitudes et l'étiquette entrepreneuriale. Cela a été décisif pour la mise en place de mon projet. Cela m'aurait pris beaucoup plus de temps psychologiquement et administrativement sans cette formation. Je recommande vivement aux femmes de participer à des atelier de ce type.

J&C Infos : Quelle a été la plus grande difficulté pour créer votre entreprise? Comment l'avez-vous surmontée?
F. A. : La difficulté à laquelle je me suis confrontée est liée à mon type d'activité. Comme je suis sur une activité de prospection commerciale, il me fallait acquérir rapidement les codes des pratiques commerciales du Canada : comment on vend, comment on prospecte, comment on négocie... J'ai trouvé ma solution dans le réseautage, qui est un autre aspect très important de l'activité professionnelle. Il est essentiel de créer un réseau, notamment au travers des associations professionnelles de votre secteur d'activité. Il ne faut pas hésiter à demander ce qu'on attend de vous, les gens sont ravis de pouvoir vous aider particulièrement quand vous êtes nouvelle arrivante.

J&C Infos : Quels sont pour vous les avantages et les inconvénients d'être à son compte?
F. A. : L'avantage, c'est la maîtrise de son temps! Étant jeune maman, je fais partie de la nouvelle vague des "Mumpreuneurs". Je peux passer du temps avec mon fils et être efficace avec les clients. J'aime la flexibilité de mon agenda qui me permet de travailler le soir. Cependant, il faut être prête à faire des heures supplémentaires et à dormir un peu moins. Il est primordial d'avoir le soutien de son entourage.

J&C Infos : Quels conseils donneriez-vous as une jeune entrepreneuse qui souhaite créer une entreprise?
F. A. : Osez! C'est encouragé et reconnu. Il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs, on en fait tous, on apprend et on avance. Il faut aussi adhérer très vite à des associations professionnelles dans son secteur, ce qui sera déterminant pour la suite. N'ayez pas peur du plan d'affaire qui est incroyablement facile à rédiger une fois qu'on a les idées claires sur son projet. Il faut bien construire les étapes sur les trois années à venir : en termes de reconnaissance, de nombre de clients, de visibilité... Cela aide vraiment, car on ne peut pas tout faire tout de suite. Le risque est de partir dans toutes les directions et de se trouver très vite noyé par le travail à accomplir. Il faut absolument planifier et prioriser. Par ailleurs, n'hésitez pas à investir dans un Iphone par exemple. Ses nombreuses applications m'aident à rester connectée en permanence et à gérer mes tâches et mon agenda. Je conseillerai aussi de bien très bien choisir son logiciel de gestion de base de données, pour ne pas perdre de temps dans le suivi des clients.

Plus d'informations
- Octobre 2008: Arrivée de Fayza au Canada
- Février 2010 : Première démarche pour la création de Fam Tour Promotion avec le formation Oasis
- Avril 2010 : Création de FamTour Promotion

FamTour Promotion
Famtour propose des services de marketing communication et de représentation commerciale sur Le Canada et États-Unis pour le compte de professionnels du tourisme et de l'hôtellerie d'Europe et d'Amérique du sud : développent des ventes, prospection, formation, organisation d'événements, études, etc.





Une formation en entrepreneuriat dédiée aux femmes

Le Centre des Femmes Oasis propose, en ce moment, une formation aux femmes qui souhaitent créer leur entreprise.
Oasis leur fourni les connaissances nécessaires pour amorcer leur projet durant des ateliers tenus par des formateurs professionnels qualifiés, mais les sensibilise aussi aux obstacles existants en identifiant les moyens de les surmonter. Durant des séances de suivi personnalisé après la formation, Oasis les oriente et les soutien pour les différentes démarches légales, financières et administratives. Permettre aux femmes de monter leur propre affaire, c'est aussi leur permettre de renforcer leur autonomie économique et sociale. Catherine Quintal qui s'occupe de ce programme pour Oasis a accepté de répondre à nos questions :

Jobs et Carrières Infos : Depuis combien de temps Oasis propose-t-il aux femmes des ateliers d'entrepreneuriat?

Catherine Quintal : Le projet en entrepreneuriat a débuté en juin 2010; il s’agit donc d’un tout nouveau service offert par Oasis. Quelques ateliers portants sur le démarrage d’entreprise étaient auparavant offerts dans le cadre du programme Élan, soit un programme de préparation et d’insertion à l’emploi. Ce projet est financé par le Ministère de la Condition Féminine du Canada.

J&C Infos : Quel est l'accueil de la communauté francophone pour ce type d'initiative? Quelles sont les besoins principaux des femmes qui participent à ces programmes?

C. Q. : L’accueil de ce projet est somme toute positif. Beaucoup de femmes ont manifesté leur intérêt face à ces ateliers et les places disponibles pour y participer sont limitées. Certaines d’entre elles ont déjà une idée très précise du type de projet qu’elles souhaitent réaliser et d’autres ne souhaitent qu’apprendre ce qu’est l’entrepreneuriat. Les objectifs de ce projet sont de :

- Développer l’autonomie financière et sociale, ainsi que le leadership de la femme francophone;
- Accroître la participation des femmes au sein de la communauté;
- Transmettre les connaissances de base nécessaires au démarrage d’une entreprise aux femmes désireuses de démarrer une entreprise;
- Encourager la femme francophone à développer, améliorer ou réorienter sa situation occupationnelle
- Favoriser la socialisation de la femme francophone et son épanouissement personnel.
Donc, en résumé, le but est de partager les connaissances de bases nécessaires au démarrage d’une entreprise, mais également d’améliorer la qualité de vie de la femme, en améliorant sa situation économique tout en lui donnant une opportunité de socialiser et de se créer un réseau.

J&C Infos : Pensez-vous que la demande pour des formations en entrepreneuriat se soit accrue durant ces dernières années?

C. Q. : Il est difficile de dire si la demande a augmenté, mais nous pouvons assurément dire qu’elle est bien présente. En fait, l’entrepreneuriat présente des avantages considérables et peut facilement se combiner à un travail à temps partiel ou à la vie familiale. Le travail indépendant constitue également une solution intéressante pour les femmes pouvant être confrontées aux barrières de l’employabilité. Bref, une chose est certaine; c’est que le domaine de l’entrepreneuriat pique la curiosité et plusieurs femmes souhaitent démystifier ce qu’est l’entrepreneuriat.

J&C Infos : Quelles sont les nouveautés du programme de cette année? En quoi cette nouvelle formule correspond mieux aux besoins des femmes?

C. Q. : Oasis Centre des Femmes adopte une approche féministe visant à donner à la femme francophone son pouvoir et son autonomie. Ce projet en entrepreneuriat est relativement nouveau chez Oasis et demeure en développement. Nous pouvons toutefois affirmer avec certitude qu’il répond aux besoins réels de la femme en offrant à celle-ci l’opportunité d’améliorer sa situation économique et sociale.

J&C Infos : En quoi consiste le programme de mentorat? En quoi est-il stratégique pour la réussite du projet?

Le service de mentorat est un volet du projet en entrepreneuriat. En fait, le projet se divise comme suit :

- Ateliers théoriques : ateliers portant sur les connaissances théoriques de base de l’entrepreneuriat.

- Suivi individuel : Ce suivi vise à soutenir la participante dans la réalisation de son plan d’affaires. Le suivi, sa durée et son contenu variera de participantes en participantes. Il sera adapté aux besoins de chaque personne.

- Mentorat : Le mentorat consiste en un échange entre un professionnel expérimenté et une participante, afin de guider, orienter et conseiller celle-ci dans son projet. Ce service pourra s’effectuer de deux façons : en atelier de groupe ou en jumelage (un mentor vs une participante).

Il est important de mentionner que ce projet en entrepreneuriat s’effectue en partenariat avec la Table Sectorielle, composée du CEBEFI, du REFIF, du GAFFO et de la Coopérative Mokonzie. Ces organismes, ayant chacun un domaine d’expertise, réaliseront un service de mentorat spécialisé. Le service de mentorat se veut flexible et adapté aux deux partis, soit au mentor et à la nouvelle entrepreneure.

Par la même occasion, j’aimerais mentionner que je recherche actuellement des mentors, femmes ou hommes, ayant de l’expérience en démarrage et/ou gestion d’entreprise. Les mentors sont appelés à s’impliquer dans ce service pour environ 10 semaines.

J&C Infos : Est-ce que les projets de vos anciennes participantes se sont concrétisés?

C. Q. : Oui, certaines participantes ont débuté des activités reliées à leur entreprise, comme par exemple un service de traiteur. Il faut toutefois spécifier que nous encourageons les femmes à réaliser leur plan d’affaires, ce qui est un travail assez long à accomplir. Pour l’instant, nous pouvons assurément dire que plusieurs femmes travaillent sur la réalisation de leur projet. Certaines démarches exigent du temps et notre projet en entrepreneuriat est encore jeune!

J&C Infos : Pour quand est prévu les prochains ateliers de ce type?

C. Q. : Les dates des prochains ateliers ne sont pas fixées pour le moment, mais cela devrait avoir lieu vers le mois de février. Le recrutement est toutefois ouvert et toutes les femmes intéressées peuvent communiquer avec moi dès maintenant pour s’y inscrire au 416-591-6565, poste 233 ou par courriel catherineq@oasisfemmes.org





Les bilingues : mieux protégés contre Alzheimer

Des chercheurs de l'Institut Rotman de Toronto ont publié une étude qui confirme l'effet protecteur du bilinguisme contre l'apparition des symptômes de la maladie d'Alzheimer.

Les bilingues et autres polyglottes ont de bonne raison de se réjouir : le fait d'utiliser régulièrement ou quotidiennement deux langues a un effet protecteur qui pourra retarder de quelles années les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer. Selon une étude publiée en novembre par des chercheurs canadiens, ce sursis pourrait même atteindre les cinq ans! Le Docteur Fergus Craik de l'Institut Rotman de Toronto précise : « Nous ne disons pas que le bilinguisme peut prévenir la maladie d'Alzheimer ou d'autres désordres cérébraux, mais il peut contribuer à créer des réserves cognitives dans le cerveau qui semblent retarder l'apparition de symptômes d'Alzheimer pendant un bon bout de temps ». Ces travaux, publiés dans la revue Neurology, sont les résultats d'une étude qui porte sur plus de 200 patients. Ils font suite à une étude publiée en 2007, où ces mêmes chercheurs avaient établi que le fait de parler plusieurs langues peut aider le cerveau face au déclin de ses capacités cognitives.
Les symptômes de cette maladie dégénérative qui touche environ 500 000 Canadiens sont la perte de mémoire, la confusion et les difficultés pour résoudre des problèmes et prévoir les événements à venir et une tendance à la confusion mentale. Mais le bilinguisme n'est pas le seul facteur permettant de lutter contre cette maladie et de prévenir la sénilité chez les personnes âgées, la pratique d'exercice physique et une alimentation saine sont aussi des facteurs très importants!
Plus d’informations: http://www.rotman-baycrest.on.ca/






Des investissements de l'Ontario en haute technologie se transforment en emplois
Accéder à l'article: Cabinet du premier ministre, Gouvernement de l'Ontario






Les fêtes apportent leurs opportunités d'emploi

La saison de Noël bat son plein, les enseignes décorent leurs vitrines et derrière la joie et la bonne humeur de circonstance se cachent des opportunités d'emploi à ne pas manquer!

Pour se préparer à la saison des fêtes, les entreprises doivent s’adjoindre du personnel supplémentaire afin d'être sûr de pouvoir répondre à toutes les demandes de leurs clients. Par exemple, le secteur de la vente a embauché en masse cette année. En vous promenant dans vos magasins préférés, vous pourrez observer que le nombre de vendeurs a vraiment augmenté, comme le nombre de clients d’ailleurs. Les secteurs qui ont le plus de variation d’activité durant cette période et qui sont donc les plus susceptibles d'embaucher sont : la vente, le service client, l’administratif, la livraison et la restauration.

Fin octobre est la saison où se multiplient les annonces de recrutement en prévision des fêtes. Ces créations de postes certes temporaire sont de très bonnes nouvelles pour les chercheurs d’emploi.
Future Shop a embauché 4000 associés temporaires au Canada pour la période des fêtes. Dès début octobre, Future Shop s’est lancé dans un recrutement massif en utilisant des méthodes très modernes. C'est sur Facebook et Twitter, géants des médias sociaux que Future Shop est allé chercher ses futures recrues. Les managers ont simplement cherché à joindre leurs futurs employés sur les sites qu'ils fréquentent, pour assurer un recrutement rapide. En embauchant dès octobre, Future Shop se laisse le temps de former ses nouveaux employés pour assurer une qualité de service impeccable durant la période des fêtes. Future Shop emploie actuellement presque 10 000 personnes dans ses 146 magasins, cette embauche massive saisonnière augmente de 40 pour cent la masse salariale de Future Shop à travers le pays. « Nous sommes ravis de pouvoir créer des milliers de nouveaux emplois pour des Canadiens, comme nous nous préparons pour une autre saison commerciale réussie dans nos magasins et sur notre site Web » a déclaré Chris Taylor, le vice-président ressources humaine chez Future Shop, « Il y a actuellement presque deux millions de salariés dans le commerce au détail du Canada et nous sommes fiers d'être un acteur important dans cet espace. ». Future Shop prévoit plus de 25 millions de visiteurs pour la saison de Noël.
Best Buy a annoncé la création de 2000 emplois temporaires début octobre pour plus de 70 magasins à travers le pays, afin d'offrir le meilleur service aux consommateurs durant cette période des fêtes. Best Buy cherche à convaincre les chercheurs d’emploi en annonçant que leur paie est compétitive et en offrant des remises sur les produits Best Buy. Les employés temporaires vont rejoindre les plus de 6500 salariés à travers le pays, ce qui correspond à une augmentation de la masse salariale de 35%. Un processus de candidature en ligne a été simplifié pour permettre aux salariés de postuler directement dans les magasins de leur choix.
Sears Canada a réalisé son recrutement lors d'une journée nationale de recrutement le 28 octobre 2010. Les futurs employés se sont simplement rendus dans le magasin Sears le plus proche de chez eux, l’annonce a été relayée sur les sites de recherche d'emploi. Fin septembre 2010, « Toys R Us » a annoncé le recrutement de 45 000 personnes au niveau mondial. UPS prévoit d'embaucher mondialement 50 000 personnes pour la période des fêtes, soit le même nombre que l'année dernière.

Comment décrocher un emploi durant les fêtes ?

Soyez prêts, les recrutements commencent dès la fin septembre, se poursuivent courant octobre pour finir vers la mi-novembre. Il est donc très important de postuler tôt pour trouver un emploi temporaire à cette période. Vous pouvez viser les grandes enseignes, en particulier celles qui ont de gros pics d'activité durant la fin d'année : les magasins de jouets, les grands magasins, les librairies, les parfumeries, etc. Jouez la carte de la proximité! Il sera plus simple pour vous d’aller travailler dans un endroit qui est près de chez-vous surtout pour une courte période et ce sera plus pratique de démarcher les entreprises autour de chez vous. Après avoir identifié quels sont les établissements qui auront les plus gros besoins durant cette fin d’année, présentez-vous avec un CV adapté pour l’occasion. Pas question de venir avec votre CV complet, conservez les expériences qui ont un rapport avec le poste demandé. Essayez d’axer votre CV plus particulièrement sur le service à la clientèle et votre rapport client, car il est très probable que votre emploi soit en contact direct avec la clientèle. Vos capacités d’adaptation sont à mettre en avant, car vous aurez peu de temps pour prendre vos marques dans votre nouvel emploi. Lors de votre démarchage, essayez de parler directement au manager, qui est souvent en charge du recrutement local.
Pourquoi prendre un emploi durant les fêtes ?
De nombreux recruteurs annoncent dans la presse qu’ils sont prêts à recruter pour du long terme les employés qui auront fait leurs preuves durant la période de Noël. Il ne s’agit pas d’une promesse vaine car une entreprise cherche toujours à conserver les profils talentueux en son sein. Particulièrement ceux-ci ont déjà bénéficié de la formation pour les postes concernés. Si vous souhaitez vous faire embaucher après les fêtes, choisissez une entreprise qui pourrait vous intéresser par la suite et qui offre des possibilités d’avancement intéressantes pour les employés méritants. Faites de votre mieux durant la durée de votre emploi, c’est le moment de prouver vos capacités. Pas question d’arriver en retard ou de faire preuve de négligence au niveau professionnel. Votre manager se souviendra de ces détails, si par la suite vous lui demandez son soutien pour rester dans l’entreprise. Cependant, si votre contrat se termine après les fêtes et vous n’avez pas réussi à vous faire embaucher, cela ne remet pas en cause vos capacités, car il est tout à fait possible que l’entreprise n’ait pas les moyens d’embaucher au long terme tout de suite. Mais si vous avez fait bonne impression, demandez-leur de conserver votre CV pour d’éventuelles nouvelles opportunités qui pourrait se présenter durant l’année 2011








Femmes au Canada : travail rémunéré, 1976 à 2009
Accéder à l'article: Statistique Canada, Le Quotidien





Les étudiants partagent leur passion du français

C'est dans une ambiance décontractée que les étudiants de l'université de Toronto se retrouvent au bar Le Central pour la « Pub Night » francophone, un moment convivial organisé tous les mois. L'association Étudiants Francophones de l'Université de Toronto, encore appelé EFUT - French Club, est à l’origine de cet événement. Avec ses 2000 membres, c'est la plus grosse organisation étudiante du campus, mais aussi la plus dynamique!
Son président, Jeelan Syed, partage avec nous le secret d'un tel succès : « Notre organisation est ouverte à tous sans distinction et propose de nombreuses activités intéressantes. Aucun niveau particulier en français n'est requis pour participer aux événements. Cette ouverture permet à des gens de toutes les cultures de se retrouver autour de la langue française. EFUT n'est pas le "club des Français" mais celui de la francophonie dans son ensemble, on y rencontre des représentants des cultures francophones du monde entier ». L'assemblée présente ce soir-là est un réel mixage culturel, qui dépasse de loin les seuls représentants de la francophonie : « On retrouve des participants d'Australie, du Mexique, d'Albanie, de Turquie, de l'Ile Maurice, de Belgique, de Suisse, de Russie, d'Iran, pour ne citer que quelques pays » énumère Guillaume Bastin. « Je suis certain qu'au moins la moitié des pays du monde est représentée dans notre club ». Cet étudiant en thèse est très satisfait d'EFUT : « Il y a une diversité d'origine et un mixage des cultures exceptionnels dans ce club. Nous sommes très heureux que le français puisse servir à cela. De mon côté, j'apporte une petite touche française à l'organisation et je m'occupe plus particulièrement des contacts avec les étudiants gradués ». Antonin Mongeau, étudiant belge, explique les raisons de la création d'EFUT, 6 ans plus tôt : « Nous étions surpris qu'il n'y ait pas d'organisation francophone à l'université de Toronto, nous avons donc décidé de créer EFUT pour permettre aux étudiants de pratiquer leur français.»
Et les occasions de pratiquer sont nombreuses! Outre la « Pub Night » organisée tous les débuts de mois au bar Le Central, vous pouvez participer au « French Parleur » tous les mardis de 15h à 17h, à des expositions artistiques, à des soirées films, à des clubs de conversation, faire du théâtre et de l'improvisation et prendre part à des voyages. L'association s'engage aussi sur le plan scolaire et propose aussi deux soirs de tutorat en français par semaine pour les non-francophones. « Cette variété d'activités donne aux gens l'occasion de se rencontrer dans un cadre relaxant. Ils peuvent se détendre tout en améliorant leur français. Quel que soit votre centre intérêt, vous pourrez trouver une activité qui vous intéresse à EFUT. » indique son président.
Mais quelles sont les principales motivations des participants? Sur un ton humoristique, ils déclarent que « le français c'est tendance et romantique ». Mais les étudiants sont aussi bien conscients que le bilinguisme est stratégique en terme professionnel. D'ailleurs, il arrive ponctuellement que l'association soit sollicitée directement par des employeurs pour des besoins exceptionnels de personnel bilingue.
Les projets à venir pour EFUT sont ambitieux : « Nous allons commencer une émission radio en partenariat avec CIUT-FM. Nous allons aussi inviter des classes à nos activités théâtrales et nous avons une exposition artistique prévue pour janvier ». Avec un tel dynamisme et une telle ouverture, la francophonie a de beaux jours devant elle dans les universités ontariennes!








Entrepreneure en formation

Céline Sokol est l'une des participantes à la formation sur l'entrepreneuriat pour les femmes organisée par Oasis. Elle nous expose ses motivations et ses projets.

Jobs et Carrières Infos: Pourquoi avez-vous décidé de participer à la formation d'Oasis sur l'entreprenariat?

Céline Sokol : J'ai décidé de participer à cette formation sur l'entrepreneuriat, car j'aimerai un jour commencer ma propre petite entreprise et travailler à mon propre compte. Je voulais acquérir les connaissances nécessaires pour gérer et démarrer une entreprise. J'en ai entendu parler par hasard, sur le site web du Centre francophone de Toronto.

J&C Infos: Pouvez-vous nous donner quelques informations sur votre projet d'entreprise?

C. S. : J'ai un projet plus ou moins défini. J'aimerai un jour avoir ma propre boulangerie ou mon café. La restauration est le domaine d'activité qui m'intéresse. Ma prochaine étape sera de faire une formation en boulangerie et pâtisserie au collège George Brown l'an prochain. J'aimerai ensuite envisager le démarrage de mon entreprise, peut-être après quelque temps de travail dans ce domaine de la boulangerie et pâtisserie.

J&C Infos: Que t'apporte cette formation?

C. S. : Ce que cette formation m’apporte surtout est l'encouragement généré par le fait que je fait partie d'un réseau de femmes qui se soutiennent. C'est motivant d'entendre chaque femme parler de son propre projet et de voir son progrès. J'ai envie de m'avancer à cause de cette dynamique de groupe. Du côté du contenu du cours, on touche à plusieurs sujets qui nous aident à concrétiser notre projet, tels que le plan d'affaires, la gestion d'employés et les questions d'impôts.

J&C Infos: Quels sont pour vous les obstacles auxquels se confrontent les femmes qui souhaitent entreprendre?

C. S. : Je pense que l'obstacle auquel la plupart des femmes font face est le manque de confiance et la peur d'échouer. Nous sommes toutes aussi compétentes que les hommes, mais nous n'avons peut-être pas l'habitude de nous voir ou de nous imaginer comme femme d'affaires ayant du succès. C'est bien de faire partie de ce groupe de femmes diverses et de tout âge, certaines qui ont déjà du vécu et qui décident de se lancer dans un tout nouveau champ!

J&C Infos: Pourquoi pensez-vous qu'il est important d'entreprendre?

C. S. : Il est important d'entreprendre pour laisser place à notre côté créatif et à notre désir de faire quelque chose qui nous intéresse et pour lequel nous avons une passion. Je pense qu'il n'est pas toujours possible de s'épanouir pleinement dans le monde de travail traditionnel ; ça dépend des personnes bien sûr. C'est aussi une autre façon de se lancer un défi.






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